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Le niveau de dépendance d'une personne âgée

Elaborée au cours de l’année 1997, la grille AGGIR (Autonomie Gérontologique Groupe Iso-Ressources) permet d’évaluer le degré de perte d’autonomie ou le degré de dépendance physique et psychique dans l’accomplissement des actes quotidiens de la personne et de regrouper les âgées en 6 Groupes Iso-Ressources ou GIR.

Cette grille sert de référence pour l’obtention de l’APA (Aide Personnalisée à l’Autonomie). A titre indicatif, voici la grille qui permettra au médecin de déterminer le degré d’autonomie.

L’évaluation se fait sur la base de dix-sept variables:

Dix variables dites discriminantes se rapportant à la perte d’autonomie physique et psychique et utilisées pour le calcul du GIR:

• Cohérence
• Orientation
• Toilette
• Habillage
• Alimentation
• Elimination
• Transferts
• Déplacements à l’intérieur
• Déplacements à l’extérieur
• Communication à distance

Sept variables dites illustratives se rapportant à la perte d’autonomie domestique et sociale, qui n’entrent pas dans le calcul du GIR mais apportent des informations nécessaires à l’élaboration du plan d’aide:

• Gestion personnelle de son budget et de ses biens
• Cuisine
• Ménage
• Transports
• Achats
• Suivi du traitement
• Activités de temps libre

Le nombre de personnes âgées dépendantes est en augmentation constante

En maison de retraite le nombre moyen de pathologies par patient augmente avec la perte d'autonomie

Une étude publiée par la Direction de la recherche et des statistiques (Drees) du ministère de la Santé indique que le nombre moyen de pathologies par patient augmente avec la perte d'autonomie, ce qui peut provoquer ou aggraver un état de dépendance, entraîner ou augmenter les douleurs voire même générer des idées de suicide.

Les résidants atteints au moins d'un syndrome démentiel constituent une population plus sévèrement dépendante au plan des fonctions supérieures qu'au plan locomoteur. La consommation de médicaments (6 à 7 par jour en moyenne) apparaît quant à elle relativement peu liée au niveau de dépendance. Un tiers des résidants en EHPA sont sujets à des douleurs repérées par les médecins, ils sont fréquemment atteints de pathologies ostéoarticulaires.

Les résidants des GIR 1 et 2 sont plus fréquemment atteints de démence (56 % d'entre eux) et d'incontinence urinaire (55 %), ceux des GIR 3 et 4 (modérément dépendants) souffrent surtout d'hypertension artérielle (HTA) et d'insuffisance cardiaque (respectivement 50 % et 31 %), enfin les patients classés en GIR 5 et 6, d'HTA et de troubles anxieux (respectivement 55 % et 38 %) indique une enquête qui a porté en 2003 sur près de 4.500 résidants, grâce à un questionnaire rempli par des médecins.

Près des trois-quarts des résidants ayant exprimé des idées de suicide sont considérés comme dépressifs. Parmi les résidants déclarant souffrir de douleurs, 14% ont également fait part, selon les médecins, d'idées suicidaires, ce qui est sept fois plus fréquent que pour les résidants n'ayant pas, du point de vue des médecins, exprimé de douleur, soulignent encoure les auteurs.

Selon les indications fournies par les médecins, 5% des résidants expriment aux soignants des idées de suicide et moins de 2% sont passés aux actes. Mais chez les personnes âgées, les idées suicidaires sont rarement exprimées, relèvent les auteurs de l'étude.